Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Ven 18 Sep - 19:12

57
alainAdmin a écrit:Par ailleurs, non, je trouve pas les "notes" sur le web

Ne t'inquiète pas pour les notes, je me suis procuré Duchamp du signe qui rassemble les notes de travail de Duchamp, et je lis également la biographie de Judith Housez.
Y trouverai-je de quoi aller plus loin dans l'analyse de Tu m'? Question


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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Sam 19 Sep - 19:01

58 Retour sur le point 2 INVENTAIRE

Pour parvenir à saisir Tu m' et prendre la mesure de son importance dans l'oeuvre de Duchamp, il faut avoir en tête que sa conception couvre, grosso modo, la même période que celle de La mariée mise à nu par ses célibataires, même ou Grand verre.
L'élaboration et la réalisation de La mariée s'étendent de 1912 à 1923, celles de Tu m' de 1913 à 1918.

Les notes concernant La mariée sont plus nombreuses, mais elles s'entremêlent avec celles qui peuvent apparaitre comme préparatoires à Tu m'. Par exemple, cette note (citée par Jean Clair, à laquelle j'ai déjà fait allusion ci-dessus), qui forme le projet d'une oeuvre fondée sur des ombres portées d'objets, date de 1913.



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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Sam 19 Sep - 20:44

59 Retour sur les points 7 EROS et 8 ELECTROMAGNETISME

Les conceptions des deux oeuvres sont imbriquées dans la pensée de Duchamp.

Ses préoccupations sur le magnétisme et l'électricité apparaissent également dans l'élaboration du Grand Verre.
Par exemple, ici, la "voie lactée chair" qui surplombe la mariée, est entourée d'un filament enroulé comme un solénoïde:


Ou bien cette étincelle électrique qui déclenche la mise à nu de la mariée:



Cette "explication", souvent citée, est répétée cinq ou six fois avec des variantes mais de manière obsessionnelle, sur 4 pages dans ses notes (p67 à p71 dans Duchamp du signe).


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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Sam 19 Sep - 21:42

60 La "magneto désir" est au centre de l'oeuvre de Duchamp, de 1912 à 1923....

Mais d'où vient au juste ce mot "magnéto" ?


Le terme de "magnétisme" sera donc, comme celui "d’électricité", le principal héritage légué par les grecs.

Les hellénistes du 19ème siècle qui, comme Henri Martin, se sont penchés sur l’origine de cette dénomination, ont constaté que l’expression "pierre de magnésie", a pu être interprétée de façon variable suivant les époques. Le sens qui s’est finalement figé est celui d’une pierre issue de la ville Magnésie, cité grecque d’Asie mineure. La ville étant supposée abriter des mines de cet oxyde de fer auquel nous donnons, aujourd’hui, le nom "d’oxyde magnétique" ou "magnétite", et que nous désignons par la formule Fe3O4.

Ce nom de "Pierre de Magnésie", sera également donné à d’autres minéraux. La "magnésie" est aussi une terre blanchâtre utilisée dans les pharmacopées anciennes comme laxatif. Elle donnera son nom au magnésium dont elle est l’hydroxyde. "Pierre de magnésie" sera aussi le nom ancien du Manganèse, corps dont l’oxyde naturel était utilisé comme fondant par les premiers verriers ou les métallurgistes et qui est indispensable, actuellement, à la fabrication de nombreux alliages.

Retenons surtout que Magnésie a donné "magnétisme" et le mot anglais ou allemand "magnet" qui désigne ce que, en France, nous appelons "aimant".

Le terme d’aimant est, quant à lui, issu du latin adamas : le diamant. Par une voie obscure le mot "adamas" a également désigné une pierre de magnésie particulièrement active. Ce double sens se retrouve dans le latin médiéval mais bientôt le mot "diamas" désigne le diamant pendant que le terme adamas, conservé pour la magnétite, est interprété comme issu du verbe "adamare" (aimer avec passion) et traduit en langue romane par le mot "aymant" puis aimant (voir Henri Martin : : La foudre, l’électricité et le magnétisme chez les anciens. Paris 1866).

Le mystère et la poésie antiques renaissent ainsi dans une pierre capable d’amour. Le domaine des sciences n’échappe pas à la règle, les mots y sont chargés de l’histoire humaine.


Extrait emprunté à
http://histoires-de-sciences.over-blog.fr/2014/08/histoire-de-l-electricite-de-l-aimant-a-l-electro-aimant.html
Excellent site où l'on trouvera tout sur l'histoire de l'électricité et de l'électromagnétisme.


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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  alainD le Dim 20 Sep - 3:52

61 superbe! je suis foudroyé!
alors je viens modestement avec ceci:

http://mixed3d.net/artvrml/151015.htm

...une lecture de Didi-Huberman,
et même une lecture de Didi-Huberman lisant Duchamp,
et même ma lecture amoureuse de Didi-Huberman lisant Duchamp.
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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Dim 20 Sep - 18:34

62
alainAdmin a écrit:
et même ma lecture amoureuse de Didi-Huberman lisant Duchamp.

A tel point que tes lunettes en sont resté collées, incrustées dans le bouquin!
Mais pour le lire, je préfèrerais que tu me le prêtes en version papier, si tu veux bien.


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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  alainD le Dim 20 Sep - 18:38

63
Jean-Yves Amir a écrit:
Mais pour le lire, je préfèrerais que tu le prêtes en version papier si tu veux bien.
bin oui c'est même ça qui m'a donné l'idée de le faire en 3D, ça donne envie de lire hein ? ahahaha

ps 2 artistes sont venus chez moi hier et ont emporté 2 bouquins, Matisse et Van Gogh, malgré mon manque de relations sociales va falloir que je commence à me faire des fiches de prêt Smile)
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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Dim 20 Sep - 19:25

64
alainAdmin a écrit:
Par ailleurs, curieux comme une belette qu'il était, je crois certain que Marcel se serait intéressé aux logiciels 3D

Alain, tu n'imagines pas à quel point ton intuition est juste.
Ce que Duchamp concevait avec Tu m' était de cet ordre, très en avance sur son temps et sur les moyens dont il disposait. C'est pourquoi il a cessé la peinture qui ne lui permettait plus de traduire ce que sa pensée élaborait.

Il faut voir Tu m' comme sa dernière tentative dans ce registre.

Je pense maintenant, un siècle plus tard, que cette oeuvre mérite d'être examinée avec les moyens dont nous disposons actuellement: transposer Tu m' en 3D virtuelle serait un beau défi. Et un bel hommage.

Non seulement un hommage, mais un moyen de la décrypter, enfin!

En fait, ce n'est pas si compliqué: il faut juste concevoir un parallélépipède en 3D transparent comme un volume de verre qui serait l'exact inverse, spatialement, de ce qu'il a conçu en 2D anamorphique sur un plan pictural.
Ou plutôt un hypercube! Laughing



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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Dim 20 Sep - 19:58

65 Retour sur la question des couleurs et de la lumière

En attendant, voici ma petite avancée du jour:

Mises à part les peintures post cézanniennes de ses débuts, la couleur est peu présente dans l'oeuvre de Duchamp. Ses oeuvres de la période cubiste jusqu'au Grand verre compris reposent sur des tonalités de bruns et de gris.
A cet égard, Tu m' fait exception car il comporte une large gamme colorée. Mais d'où provient cette gamme?
Elle ne correspond pas à celle du spectre de décomposition de la lumière. Mais elle ne relève pas non plus du hasard (l'affirmation selon laquelle Duchamp l'aurait empruntée à un nuancier d'entreprise de peinture me parait quelque peu fantaisiste... encore une de ces pirouettes duchampiennes par lesquelles il évitait les explications qui l'ennuyaient...).

Les notes de Duchamp comportent une liste de couleurs intitulée "Classification des couleurs à employer pour arriver au "timbre pur"" (DDS p121) mais elle ne me semble en rien correspondre à la gamme de Tu m'.
Par contre, p127, il parle de "source lumineuse colorante"


En plaçant en vis à vis les deux gammes colorées quasi identiques dont j'ai déjà parlé ci-dessus, et en conservant entre elles la zone blanche formée par l'écran" pointé par la main, on obtient un condensé coloré schématique de l'oeuvre.

ceci :


ou ceci en saturant les teintes afin de mieux faire apparaitre leur ordre:



qui ressemble beaucoup à ce qu'on obtient en effectuant une diffraction de la lumière blanche à travers une fente:



Ici l'expérience assez semblable de Newton à travers un prisme, afin de montrer le dispostif de projection sur un écran:



Et une représentation schématique de l'expérience avec une fente:





Je formule donc l'hypothèse que Duchamp a recréé cette expérience afin d'obtenir sa gamme de couleurs.
Il lui suffisait pour cela d'utiliser un projecteur et une lentille concentrant le faisceau lumineux, le même matériel que celui employé pour projeter les ombres des objets.
Cela répondrait à son souci de traiter la couleur objectivement, et formerait un ensemble cohérent avec ses réflexions sur les projections géométriques perspectives, ainsi qu'avec la thématique de la lumière comme onde électrique.


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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Mar 22 Sep - 15:32

66  Retour sur le point 5 PERSPECTIVES.... ET 4ème DIMENSION

L'un des points les plus difficiles à appréhender chez Duchamp, en tous les cas pour moi, est la question de la "4ème dimension". Suspect
Et je crois que c'est dans Tu m' qu'il est allé le plus loin dans sa mise en oeuvre...

Ce texte d'Elie During  http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3499  l'expose très clairement, mais il porte essentiellement sur l'exemple du Grand Verre. Il me semble néanmoins intéressant de le lire en ayant Tu m' en tête. En voici un extrait (en gras, des notes de Duchamp).

Car Duchamp n’est pas assez naïf pour donner dans le mysticisme ou le symbolisme des « n dimensions ». Il reconnaît d’emblée qu’il ne saurait être question de  saisir, dans un regard « hypervisuel », l’apparence « réelle » d’objets quadrimensionnels plongés dans un espace doté d’une dimension de plus que le nôtre. Tout le problème est en effet que le sens de l’expression « quatrième dimension » nous est irrémédiablement obscur tant qu’on s’imagine que l’analogie avec les dimensions inférieures peut nous donner accès à un équivalent de réalité, c’est-à-dire à un domaine ou un milieu qui aurait le même genre d’évidence que notre espace tridimensionnel.

« Objection : Quel est le sens de ce mot quatrièmedimension, puisqu’il n’a pas de correspondant tactile, ou sensoriel, comme ont la première, la seconde, la troisième dimension. »9

19Le mieux que puisse faire l’analogie est donc de préparer l’esprit à un changement de régime opératoire : il ne s’agit plus alors de tenter de s’imaginer directement des objets singuliers, dotés d’une dimension supplémentaire, mais de comprendre, par exemple, que dans le continu quadrimensionnel

« le plan est toujours vu comme une ligne »,10

20et par conséquent, le volume comme une surface :

« L’objet 3 dimsl vu dans le continu 4 dimsl est perçu d’ensemble. »

21Comme chez Greg Bear, seule nous est donnée l’idée de ce qu’impliquerait une vision selon les quatre dimensions, par analogie avec ce que nous savons de ce que c’est que voir en trois dimensions. Il ne s’agit pas de chercher à développer l’intuition d’un objet quadridimensionnel, ni de dire seulement qu’un objet quadridimensionnel serait l’analogue d’un objet tridimensionnel vu simultanément sous toutes ses faces, mais de s’acclimater à l’idée de ce à quoi engagerait une perspective quadridimensionnelle.

22Le problème est que, si l’on n’a pas de mal à concevoir qu’une telle perspective nous donne les trois dimensions d’un seul coup, sous toutes ses faces, comme si elles se trouvaient dépliées et mises à plat (par analogie avec les surfaces, que nous embrassons d’un seul coup d’œil), on ne peut guère l’imaginer. Un tel objet « plat », pour nous, ne serait justement plus vraiment un objet, mais une simple surface. Notre expérience et notre idée de ce qu’est un objet impliquent essentiellement qu’il se tienne pour ainsi dire en réserve, qu’il ne se donne pas d’un seul coup et nous oblige à en faire le tour : c’est la sixième face du cube qui, en nous étant soustraite, témoigne par son absence de la profondeur et de la latence du visible. Qu’un objet quadridimensionnel se donne, lui aussi, par esquisses, et que ces esquisses prennent la forme de volumes « dépliés », nous pouvons bien le concevoir, mais cela ne nous donne toujours pas la moindre idée de ce à quoi ressemblerait un objet quadridimensionnel vu depuis la quatrième dimension. Et il n’est pas très utile, pour y parvenir, de s’efforcer de concevoir, par analogie, la manière dont un objet tridimensionnel se donnerait à un sujet à quatre dimensions : cette manœuvre nous ramène irrémédiablement à une vision sans profondeur, écrasée sur la surface plane d’une représentation purement mentale. Autant vaudrait chercher à se figurer la perception ordinaire des objets étalés en longueur, largeur et profondeur à partir de celle de créatures plates réduites à une vision bidimensionnelle.

23Il faut donc s’y résoudre : l’intuition ne peut franchir le seuil qui sépare la troisième dimension de la quatrième ; de l’une à l’autre, il y a toujours un saut. Mais la question, dira-t-on, est peut-être moins de savoir à quoi ressemblerait un volume vu en quatre dimensions, que de trouver les règles d’une représentation conforme d’une situation qui marque justement une limite de l’intuition. Duchamp revient donc à sa question :

« Quelle représentation peut-on donner d’un espace 3 dimsl dans un continu 4 dimsl ? »

24Le problème, ainsi formulé, n’est plus du tout celui de l’irreprésentable (l’hyper-objet 4d) ; le problème est celui de la figuration concrète de la limite comme telle, c’est-à-dire de l’articulation des dimensions (3d/4d). C’est à partir de cette question que Duchamp se met en quête d’une définition opératoire de la dimension, qui ne se contente pas de la situer aux confins de « l’art rétinien », comme une sorte de point de fuite imaginaire de la représentation perspective.


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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Mer 23 Sep - 19:16

67 Pour aborder la 4ème dimension chez Duchamp, voici un autre excellent texte (en français) de Stephen Jay Gould et Rhonda Roland Shearer http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3897

Sa version en anglais sur le site Tout-Fait, une mine pour qui cherche à comprendre Duchamp:
http://www.toutfait.com/issues/issue_1/Articles/boat.html

Et le document (note manuscrite sur une "carte postale") recto / verso dont il est question:




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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Sam 26 Sep - 21:26

68
alainAdmin a écrit:
...une lecture de Didi-Huberman,
et même une lecture de Didi-Huberman lisant Duchamp,
et même ma lecture amoureuse de Didi-Huberman lisant Duchamp.

Merci Alain de m'avoir prêté ce bouquin, j'avais lu les passages concernant le moulage, j'y trouve maintenant des choses très intéressantes sur Duchamp qui me confirment dans mon optique, déjà bien amorcée par la lecture de Jean Clair.

En résumé (j'y reviendrai plus tard en détail), la pensée duchampienne est détournée de sa vérité par l'idéologie dominante actuelle de l'art contemporain.

Au passage je pousse mon coup de gueule en revenant au point de départ de ce sujet:
Quiconque m'a lu depuis le début a compris que Tu m' est une oeuvre extrêmement complexe, indéchiffrable pour les spécialistes même.
Quel sens cela peut-il avoir d'en faire un sujet de baccalaureat? confused
On se doute bien que le meilleur des candidats, après 15 heures de cours sur Duchamp, même avec la plus fine des perspicacités, n'en aura qu'une approche grossière.
Et le meilleur prof ne pourra transmettre l'immense complexité de Duchamp à des élèves de terminale qui n'ont pas la maturité pour la recevoir. Tout cela relève d'études spécialisées en bac +3 et plus....


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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  alainD le Dim 27 Sep - 11:39

69
Jean-Yves Amir a écrit: ...coup de gueule ...
Ah oui! bien vu.
Et pendant plus de 15 ans où j'ai fait visiter des expos par certaines de mes classes et toujours avec un médiateur,
j'étais toujours épaté par le professionnalisme de ces gens , sympas par ailleurs, pour "vendre" la doxa sur les œuvres que nous voyions.
Il y avait une grosse formation en amont!

Pour revenir vite fait à Didi-Huberman, j'avais choisi deux pages concernant la tarte à la crème qu'est devenu le débatsurl'artcontemporain







Par ailleurs
Comme nous allons bientôt faire notre Richard Baquié ( chuut , c'est un secret)
j'ai farfouillé et trouvé ceci

http://www.libellus-libellus.fr/article-marcel-duchamp-richard-baquie-wim-delvoye-chassez-l-intrus-111230421.html


Et de liens en liens je suis arrivé à
Tout en bas de
http://www.libellus-libellus.fr/article-18220966.html
Il y a ces notes
libellus a écrit:Musique et son accompagnent l'œuvre plastique de Duchamp.
On trouve le descriptif d'une bande son pour le Grand Verre (La Mariée) dans la Boîte Verte, recueil de notes publiées en 1934 et reprises dans Duchamp du signe.
Erratum musical, interprété ici par Stephane Ginsburgh, se compose des 88 notes d'un clavier de piano jouées dans un ordre aléatoire, sans répétition ni accent.
In 'Pataphysics, Sonic Arts Network, 2005 [un livre / cd]
http://ddata.over-blog.com/1/86/00/16/mars-2008/Marcel-Duchamp-Erratum-musical.mp3
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Re: Duchamp, analyse de "Tu m'", partie 2

Message  Jean-Yves Amir le Dim 27 Sep - 12:42

70
alainAdmin a écrit:
Pour revenir vite fait à Didi-Huberman, j'avais choisi deux pages concernant la tarte à la crème qu'est devenu le débatsurl'artcontemporain
Oui, ce sont bien ces pages ( 175 et suivantes de La ressemblance par contact) que je lisais hier soir et qui m'ont fait réagir.
Mais ne nous égarons pas et revenons à Tu m' Laughing


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