Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 13:52

1869

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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 13:55

1870

PHOTO DE CARJAT


PHOTO DE CARJAT


PHOTO DE CARJAT


CARICATURE DE GILL

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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 14:58

1871

Suite à la Commune et à l'affaire de la colonne Vendôme, les caricaturistes affublent Courbet d'un nouvel accessoire : la colonne...

CARICATURE DE NERAC


CARICATURE DE SCHERER

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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 15:01

1872

1872 ou 1873? COURBET AUTOPORTRAIT A LA PRISON DE STE PELAGIE (MUSEE COURBET D'ORNANS)



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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 15:03

1873

Les portraits de Courbet par d'autres peintres sont rares, et on le comprend, le bonhomme devait être intimidant!

Je ne résiste pas à la tentation de proposer celui-ci, peint par Manet en 1873, car je souscris pleinement aux arguments développés par Samuel Rodary dans son étude sur les relations de Manet avec Courbet "Manet manebit".
Même s'il s'agit d'un portrait d'Emile Bellot, Manet ne peut pas ne pas avoir pensé à Courbet en le peignant.

MANET 1873 LE BON BOCK


MANET 1873 PALETTE AU BOCK


En 1873, Manet présente Le Bon Bock au Salon.

Il s’agit du portrait d’un homme barbu, corpulent, manifestement bon vivant, heureux de vivre, royalement serein qui, assis de face, regarde le public comme insensible au regard du spectateur. Il fume la pipe et tient dans sa main un bock de bière. Il est comme imperméable au monde extérieur, tout entièrement tourné vers son bonheur. Bonheur qui, faut-il le rappeler, est né de la main d’un peintre. On pourrait dire que la peinture fait son bonheur.
L’homme du Bon Bock porte un habit noir, un bonnet de loutre noir et se détache sur un fond noir. Rappelons nous la phrase de Manet : « Courbet, c’est trop noir. »

Manet place son Bon bock sous les auspices d’un peintre qu’il admire : Frans Hals ; un peintre, donc, qui le rapproche de Courbet dans une admiration commune : Courbet n’a jamais caché son goût pour la peinture de Frans Hals et a notamment copié le fameux tableau du maître de Haarlem Malle Babbe : sorte de sorcière des tavernes tenant dans sa main un bock de bière…

Avec ce tableau, Manet connut un succès public sans précédent. Même les critiques les plus habituellement hostiles saluèrent Le Bon bock. Selon eux, Manet aurait adouci sa manière : « il a renoncé à l’effet violent et tapageur pour rechercher une harmonie plus agréable. » On peut partager ce jugement, ou non : on peut trouver tout aussi agréables les harmonies noires et roses que Baudelaire décèle dans Lola de Valence et Georges Bataille dans L’Olympia. D’autant plus que le succès du Bon bock semble devoir beaucoup au contexte politique. Paradoxalement, la bière qui, attachée à Courbet, témoignait autant de son statut (méprisable) d’artiste bohème que de la germanophilie (condamnable) du peintre, fut, dans le tableau de Manet, saluée comme un clin d’œil au frère des provinces perdues. Pour le public de 1873, le buveur du Bon bock est un Alsacien venu laver l’affront de la défaite…

Un graveur du nom d’Emile Bellot (parfois orthographié Belot) posa, au café Guerbois et à d’innombrables reprises (selon Tabarant), pour Le Bon bock. Et sans doute Manet ou ses proches firent-ils circuler cette information, car le tableau fut, malgré son titre qui pourrait l’apparenter à une scène de genre, immédiatement qualifié de portrait. C’est aujourd’hui encore ainsi que l’on présente cette œuvre.

Le musée d’Orsay possède un portrait photographique d’un certain « L. Bellot, graveur et dessinateur » par Etienne Carjat. Il s’agit manifestement de l’homme qui a posé pour Le Bon bock. Le ressemblance du haut du visage est notable. Mais sur la photographie, Bellot porte le bouc et n’a pas la barbe fournie du buveur de Manet. Surtout, il est manifestement bien plus mince que la figure du tableau. La critique de l’époque note d’ailleurs la ressemblance « pataude » avec le modèle. Théophile Silvestre écrit ainsi : « Le Bon Bock est, à beaucoup près, le meilleur des tableaux de M. Manet. C’est un portrait. Nous en avons maintes fois aperçu l’original en chapeau de paille. Ce portrait est ressemblant, mais d’une ressemblance pataude. L’original est un type de rondeur physique et morale, alourdi, abruti par M. Manet, qui lui a fait un large et affreux muscle de race batracienne sous le nez. » Manifestement, Manet, peignant Bellot le bock et la pipe à la main, ne pensait pas qu’à son modèle.

Et de fait : Manet, peignant un buveur de bière, ne pouvait pas ne pas penser à Courbet. L’image du peintre d’Ornans était étroitement liée à l’embonpoint, au verre de bière et à la pipe dans ce que l’on pourrait appeler l’imagerie populaire (en l’occurrence, la caricature, mais aussi la littérature sur Courbet). Et l’on sait que Manet (c’est un autre point commun avec Courbet) a beaucoup utilisé ce type d’images, les intégrant, comme citations, détournements dans sa peinture. Qu’il ait joué avec les symboles du peintre son aîné apparaît évident. Le Bon bock est aussi une représentation de Courbet13.

Car, que le tableau soit un « portrait » de Bellot ne doit pas nous empêcher d’y voir également autre chose.

Peu des tableaux de Manet ne se satisfont d’une lecture univoque. Larry L. Ligo a montré que Le Vieux musicien devait également se lire comme un portrait allégorique du peintre14. Et si un modèle nommé Janvier posa pour Jésus insulté par les soldats, on ne peut, selon moi, éviter d’y voir également un portrait de Manet lui-même15. L’Olympia n’est évidemment pas seulement un portrait de Victorine Meurent, mais aussi une scène de bordel, mais aussi un clin d’œil à Titien. Tout comme La Dame aux éventails ne se réduit pas à un portrait de Nina de Callias, mais représente une demi-mondaine sur son divan (une grue orne le mur du fond) et est présenté par le peintre – clin d’œil, cette fois, à Fragonard – comme une « figure de fantaisie ». Il en va de même du Bon bock qui est une scène de taverne, un portrait de Bellot et, aussi, si ce n’est avant tout, un hommage à Courbet.

Manet semble fondre l’image du peintre d’Ornans dans celle du graveur Bellot. Le personnage du tableau n’est d’ailleurs pas sans évoquer un autre portrait photographique de Courbet par Carjat présentant le peintre assis, obèse, barbu et chevelu, une pipe à la main.

Peu de temps après avoir exposé Le Bon bock, Manet peindra un bock de bière sur sa palette de couleurs, comme pour nous rappeler qu’il est bien question de peintre et de peinture…

Ainsi Manet offre-t-il à Courbet, banni, exilé en Suisse, sa dernière entrée au Salon. Grâce à lui, le peintre d’Ornans force une fois encore les portes de l’Académie à l’insu du public et malgré son hostilité. Dernier et magnifique hommage.
Mais ce n’est pas Courbet en personne qui s’expose ainsi. C’est la peinture qui le représente. Et c’est bien là le message de Manet, adressé à l’aîné qu’il admire autant qu’au public qui les méprise tous deux : vous avez beau gesticuler, nous injurier, nous chasser même. Qu’importe : la peinture restera !

On connaît le mot de Poulet-Malassis, l’éditeur, entre autres, de Baudelaire. Jouant sur le sens latin du mot « manet », il prévenait : « Manet et manebit » « Il reste et il restera ».

Avec son tableau, Manet ne fait pas autre chose : il clame haut et fort, démonstration à l’appui (puisque le tableau force les portes du Salon) : « Courbet manebit » « Courbet restera »

Source http://toutarrive-edouard-manet.blogspot.fr/p/p-margin-bottom-0cm-text-align-justify-p.html





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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 15:03

1874

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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 15:03

1875

1874-75-76?
Courbet devant le café du Centre à La Tour de Peilz


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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 15:05

1876

1876 COURBET PHOTOGRAPHIE PAR JULES GREMAUD

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Re: Courbet Gustave: autoportraits, portraits photographiques et caricatures du peintre

Message  Jean-Yves Amir le Jeu 15 Fév - 15:30

1877-1878

Courbet décède le 31 décembre 1877. Un masque mortuaire est réalisé le 1er janvier 1878.




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