Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

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Message  Northman le Ven 16 Oct - 15:31



Autre instrument de grands espaces à forte portée sonore, servant aussi à communiquer :




Là, les musiciens vous tournent le dos afin d'orienter les pavillons des trompes vers l'auditoire. L'orientation reste fixe. La trompe de chasse a un pavillon unique.

Par les mouvements de jambes des joueurs de cornemuse écossaise des vidéos de Jean-Yves, juste ci-dessus, il y a rotation de l'instrument sur 360° et donc une meilleure diffusion du son alternativement dans toutes les directions de l'espace. C'est une des explications possibles ... car la cornemuse a plusieurs pavillons, celui du chanter et ceux des drones, orientés dans des directions très différentes... Envoyer par exemple un appel dans toutes les directions ?  

On explore, on explore...


" />


" />

[img][/img]

Le refrain de Scotland The Brave , le plus connu des airs de cornemuse écossaise :

Chorus

Hark when the night is falling
Hear! Hear the pipes are calling,
Loudly and proudly calling,
Down thro’ the glen.
There where the hills are sleeping,
Now feel the blood a-leaping,
High as the spirits
of the old Highland men.

Traduction :

Refrain
 
Ecoute lorsque la nuit tombe
  Entends, entends l’appel
  puissant et fier des cornemuses

  Ici bas à travers la vallée.
  Là où les collines dormaient
  regarde maintenant le sang ne faire qu’un tour
  Et l’esprit
  du vieux montagnard ressurgir.

" />



Source : http://cornemusique.free.fr/scotlandthebrave.php





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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Sam 17 Oct - 11:06



Encore un parallèle avec un autre puissant instrument à vent, pour l'effet de relief, de puissant horizon stable, donné par une note basse continue. Deux interprétations de la toccata au début de BWV 540 :




La seconde est moins bonne, car la basse continue écrase trop le reste, qui semble un peu noyé dans la réverbération. Mais elle n'est pas complètement dénuée d'intérêt :



" />


Le fond sonore, background produit par les drones n'apparaît pas sur les partitions de cornemuse. Inutile, puisqu'il est obligatoire et permanent, issu de la conception même de l'instrument.
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Sam 17 Oct - 16:57

Ca y est, j'ai trouvé les notes réelles de la cornemuse écossaise :

"Il existe principalement deux manière d’écrire les partitions pour cornemuse écossaise… qui sont toutes les deux infidèles aux sons réels.

Tout d’abord, la cornemuse étant autrefois en la, les Écossais (et Irlandais) écrivent encore les partitions à la bonne octave certes, mais un demi-ton au-dessous de la hauteur réelle puisque l’instrument joue maintenant en si b. Pour information, les Écossais continuent néanmoins de parler de cornemuse en la (« in A »)."

" />

Les partitions sont écrites en ré majeur, mais la gamme réelle est un demi-ton au-dessus, ce qui donne la tonalité réelle : mi bémol majeur.

[img][/img]



Source :

http://www.partitions.bzh/description/Notations_musicales
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Dim 18 Oct - 10:34


Jean-Yves Amir a écrit:
http://www.bagpipe.shost.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=138&Itemid=82

"Le piobaireachd reste une musique d’initié dont l'écoute demande quelques mots d'introduction, et l’ambiance qu’il dégage est semblable à la force du raga Indien, des chants Inuit, des mélodies Berbères, ou du chant Grégorien."

Tiens, j'ai trouvé cet article de Jill McCoy en format PDF, que je vais lire très attentivement. :

Piob Mhor Reaveald : The Story and music of the Great Highland Bagpipe :

http://www.arts.cornell.edu/knight_institute/publicationsprizes/discoveries/discoveriesspring2007/McCoy%20.pdf

Il m'a l'air d'être une mine. J'aimerais savoir qui est exactement Jill McCoy. Quelques extraits :

"For solo pipers the piobaireachd is the richest of all bagpipe music, and the most difficult to learn."

Je me lance dans la traduction, par souci pour nos lecteurs non anglophones. Si vous trouvez qu'elle peut être améliorée, n'hésitez pas...

"Pour les solistes de la cornemuse, le piobaireachd - j'aimerais entendre la prononciation de ce mot- est la plus riche de toute la musique pour cornemuses, et la plus difficile à apprendre."

"But the Truth, say pipers troughout the ages, is that the piopbaireachd is what the pipes were made for."

"Mais la vérité, disent les pipers à travers les âges, est que le piobaireachd est ce pour quoi les cornemuses furent conçues".

Donc là ça va très loin. Est-ce le parti pris d'un passionné de piobaireachd, ou une réalité historique ? Il faut vraiment savoir qui est Jill McCoy. Je n'ai pas trouvé pour le moment, et l'article ne donne pas de précisions. On a une première impression plutôt bonne par la qualité de l'article et la liste des références citées à la fin. On voit qu'il/elle est loin d'être - comme nous- un amateur en début d'exploration. Smile

"Yet outside of piping circles, the Gaelic piobaireachd is a foreign term. Non-pipers stereotype the bagpipe as a marching instrument showcasted at parades, played by mustachioed, kilt-donning men and complemented invarably by drums."

" En dehors des cercles de pipers, le terme gaélique piobaireachd est étranger. Les non-pipers stéréotypent la cornemuse comme étant un instrument de marche, exhibé dans les parades, joué par des moustachus en kilt, et invariablement accompagné de tambours."

Alors là j'en prends -un peu- plein la gueule. Il/elle caricature quand-même un peu trop. Mais je n'ai jamais entendu de piobaireachd sur les plages du Débarquement, et ne suis jamais allé en Ecosse pour en écouter. En parlent-ils dans les articles généraux et basiques sur la cornemuse, comme celui de Wikipédia même en anglais ? Cependant certains airs que j'ai entendus, en dehors du piobaireachd que je ne connais pas encore, sont beaux et produisent quand-même en moi des effets profonds. Ils font aussi certainement partie de la culture et de l'histoire écossaises. Je ne demande qu'à découvrir :

Tu pourrais nous faire écouter du piobaireachd, Jean-Yves ? Est-ce facile à trouver et à diffuser ? Comment l'as tu toi-même découvert ?

C'est vrai que ce sont les marches qui viennent en premier à l'esprit, dans un pays aux si vastes espaces. Et l'instrument est si tonique... mais pas à mettre en n'importe quelles mains :

" />

A plus tard pour la suite des extraits traduits...


Pour le reste, les bases sur le volume, les notes, leurs fréquences réelles, la tonalité, tout ce qui est conditionné par la conception même de la Highland bagpipe, je continuerai l'exploration dès que j'en aurai le temps ...


Pas mal aussi, cet article d'Ewan Macpherson :

The Pitch and Scale of the Great Highland Bagpipe :

http://publish.uwo.ca/~emacphe3/pipes/acoustics/pipescale.html
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Jean-Yves Amir le Dim 18 Oct - 18:44

Northman a écrit:
[/color]" En dehors des cercles de pipers, le terme gaélique piobaireachd est étranger. Les non-pipers stéréotypent la cornemuse comme étant un instrument de marche, exhibé dans les parades, joué par des moustachus en kilt, et invariablement accompagné de tambours."

Alors là j'en prends -un peu- plein la gueule. Il/elle caricature quand-même un peu trop. Mais je n'ai jamais entendu de piobaireachd sur les plages du Débarquement, et ne suis jamais allé en Ecosse pour en écouter. En parlent-ils dans les articles généraux et basiques sur la cornemuse, comme celui de Wikipédia même en anglais ? Cependant certains airs que j'ai entendus, en dehors du piobaireachd que je ne connais pas encore, sont beaux et produisent quand-même en moi des effets profonds. Ils font aussi certainement partie de la culture et de l'histoire écossaises. Je ne demande qu'à découvrir :

Tu pourrais nous faire écouter du piobaireachd, Jean-Yves ? Est-ce facile à trouver et à diffuser ? Comment l'as tu toi-même découvert ?

Haha! Laughing

Tu vas trop vite pour moi, Northman! Smile

Vendredi matin, avant d'aller au boulot, en fouillant sur la cornemuse, je suis tombé sur ce site qui m'a paru intéressant
http://www.bagpipe.shost.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=138&Itemid=82
mais je l'ai lu en diagonale, et j'ai juste eu le temps de coller un extrait, en me disant que j'y reviendrai quand le pourrai.

Il donne une définition, mais je n'ai pas pu la vérifier en la croisant avec d'autres:
"Définition

   Piob = cornemuse ou Piob Mor
   Piobaire = sonneur
   Piobaireachd = musique de cornemuse, dite « classique » par rapport à la musique légère de danse (Ceol Beag ou Ceol Aotrom - March, Strasthpey, Reel et Ceol Meadhonach - slow airs, jigs).

  Pour information : Piobaireachd : signifie littéralement "en train de jouer de la cornemuse", comme l'anglais piping. La terminaison eachd veut dire en train de faire quelque chose.
  Ceol Mor qui veut dire grande musique, le terme piobaireachd est impropre , d'ailleurs il n'apparaît pas dans les vieux manuscrits.
  Il s'agit d'un thème musical appelé Urlar en Gaélique ou Ground en Anglais qui représente l'ossature d'une pièce, suivi de variations structurées, dégageant une sensibilité, faisant ressortir des sentiments tels que : l'exubérance, l'exaltation, la joie, la colère, la tristesse, la fierté."


J'ai été impressionné par la phrase finale,
Le piobaireachd reste une musique d’initié dont l'écoute demande quelques mots d'introduction, et l’ambiance qu’il dégage est semblable à la force du raga Indien, des chants Inuit, des mélodies Berbères, ou du chant Grégorien.
car j'y retrouvais exactement ce que j'essayais de formuler au début de ce sujet: une certaine musique écossaise m'évoque quelque chose venu d'ailleurs, de très loin, et du fond des temps.

Je me cite (première page):
"Entendre vibrer le souffle si particulier d'une cornemuse, de préférence dans un vaste paysage des highlands, produit en moi, à chaque fois, un effet si fort à nul autre pareil, sinon celui des percussions berbères de la place Jemaa el Fna."
" j'ai la sensation d'entendre, au milieu des highlands du nord, une musique du sud ou de l'est, berbère ou turque. Ce qui m'émeut profondément, c'est que bien au delà de la culture écossaise ou même celtique, ce son vient de loin et mêle en profondeur des résonances de multiples origines."


Mais pour autant, je ne sais pas mieux que toi ce dont il s'agit!
Nous cherchons parallèlement à comprendre, et les choses se précisent petit à petit...
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Jean-Yves Amir le Dim 18 Oct - 19:12

Je me cite à nouveau Smile (page 1)
"Disons que lorsqu'on parle de cornemuse, c'est à ceci qu'on pense en premier lieu:
C'est à dire de la musique de fanfare où l'instrument joue un hymne, une marche, une mélodie simple.
C'est spectaculaire, certes, mais ce n'est pas de cette musique là que je parle.

Ce qui réunit (presque) tous les exemples que j'ai mis ci-dessus, outre les variantes de l'instrument, c'est un certain type de structure musicale fondé sur la répétition et le tressage des motifs. Ces musiques ne sont pas basées sur la composition mais sur un système répétitif qui peut se dérouler indéfiniment.
"

Pour y voir clair, il nous faut distinguer différentes formes - ou usages? ou registres? - de la musique de cornemuse écossaise. Au point où j'en suis de cette exploration, je dirais:
- les musiques folkloriques, traditionnelles, plus ou moins liées à la danse...
- les musiques à usage militaire, les marches....
- et les piobaireachd qui sont une forme savante, virtuose, fondée sur des structures répétitives non mélodiques (ou à peine résiduelles) et culturellement étonnante si elle relève bien de la "transe spirituelle" (à vérifier).


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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Jean-Yves Amir le Dim 18 Oct - 19:42

Northman a écrit:
Tu pourrais nous faire écouter du piobaireachd, Jean-Yves ? Est-ce facile à trouver et à diffuser ? Comment l'as tu toi-même découvert ?


Je te réponds au stade actuel de nos recherches, sous toute réserve, je peux me tromper.
Ce à quoi nous avons assisté, sans le savoir, aux Highland Games d'Arisaig (mes photos ci-dessus, le piper faisant indéfiniment des allers et retours sur une estrade en bois posée dans l'herbe) était sans doute un concours de piobaireachd. Les règles en sont sans doutes très précises, on voit, derrière le musicien, un jury prendre des notes...

Au delà de ce concours, il existe sans doute le piobaireachd pur.
Je le vois comme une performance extrême du jeu de cornemuse. Mais je ne suis pas sûr....

Gordon Duncan dans une version encore "officielle"


Duncan MacRae


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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Jean-Yves Amir le Dim 18 Oct - 21:22

Deux PS, Northman:
- je n'ai pas encore lu le texte que tu as trouvé, je vais le faire...
- j'ai bien capté ton rapprochement avec l'orgue de Bach. Il est audacieux, j'y avais pensé sans oser le dire, j'ai pensé aussi à un rapprochement possible avec l'accordéon.
Bach était un grand "improvisateur" sur orgue, la musique baroque laissait une large place à l'improvisation et à l'ornementation. Peut-être les improvisations de Bach ressemblaient elles un peu à des piobaireachd?
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Dim 18 Oct - 23:20

Jean-Yves Amir a écrit:

... Pour y voir clair, il nous faut distinguer différentes formes - ou usages? ou registres? - de la musique de cornemuse écossaise. Au point où j'en suis de cette exploration, je dirais:
- les musiques folkloriques, traditionnelles, plus ou moins liées à la danse...
- les musiques à usage militaire, les marches....
- et les piobaireachd qui sont une forme savante, virtuose, fondée sur des structures répétitives non mélodiques (ou à peine résiduelles) et culturellement étonnante si elle relève bien de la "transe spirituelle" (à vérifier).


"Traditionally, the pipers fulfilled one of two roles : that of the village piper who played at fairs and weddings, or that of Shepherd or swineherd who played in the fields to call his animals in. In Gaelic Scotland and Ireland, though, the bagpipe was used as the incitement to battle and for lamenting the dead- no doubt this is were the slow, nostalgic piobaireachd was born.

C'est une citation de l'article de Jill McCoy, la mine dont j'ai déjà traduit plus haut des extraits, et que tu vas lire ou que tu lis. Intéressant de partir des fonctions traditionnelles des pipers pour classifier la musique de cornemuse écossaise :

Donc, ce que tu as classé dans les musiques folkloriques, traditionnelles, plus ou moins liées à la danse, correspond bien aux fêtes et aux mariages, dans les villages.

Ce que tu as classé dans l'usage militaire et les marches correspond à l'incitation, l'appel, l'encouragement au combat. Note personnelle : On peut aussi apprécier ce registre initialement militaire dans une "musicothérapie", en l'élargissant à la combativité, donc l'inverse de la tendance dépressive à l'inhibition psychomotrice. J'adore écouter cette musique par exemple s'il me faut beaucoup d'énergie pour me lancer dans de gros travaux à la maison...

Pour l'appel des moutons et des cochons, ce serait intéressant de voir s'il reste des traces musicales. Ce n'est pas dans ta classification. A creuser.

La spiritualité du piobaireachd serait liée à ses origines, d'après McCoy, à la musique jouée aux funérailles. Ca, c'est hyper-intéressant. Complémentaire indispensable de la musique "militaire". Et là, on pressent que les questions de tonalités sont plus complexes qu'on ne le croit au premier abord, en voyant des partitions écrites en ré majeur, avec fa dièse et do dièse à la clé. Pour aller plus loin, Jean-Yves, il va donc nous falloir encore creuser des bases musicales sur l'instrument. Seule Amazing Grace, me laissait entrevoir ce registre nostalgique possible de la Highland Bagpipe. Mais d'après l'auteur le piobaireachd va beaucoup plus loin. A voir, à écouter surtout. Ca devient vraiment passionnant...



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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Lun 19 Oct - 7:38

Jean-Yves Amir a écrit:Deux PS, Northman:

- j'ai bien capté ton rapprochement avec l'orgue de Bach. Il est audacieux, j'y avais pensé sans oser le dire, j'ai pensé aussi à un rapprochement possible avec l'accordéon.
Bach était un grand "improvisateur" sur orgue, la musique baroque laissait une large place à l'improvisation et à l'ornementation. Peut-être les improvisations de Bach ressemblaient elles un peu à des piobaireachd?

Jean-Yves mon parallèle est limité et porte sur une œuvre précise de Bach, BWV 540. C'est une toccata et fugue en fa majeur. Le fa est donc la note dominante de cette tonalité. Au début il est joué au pédalier, en basse très grave continue. La mélodie est rapide et continue, avec peu ou pas de silences.

La cornemuse écossaise n'existe pas sans ses bourdons, drones, et il y a un la grave ( la "écossais" car pas notre la à 440 Hz et ses octaves) en arrière-fond permanent. Ce la grave, renforcé et mis en relief à l'octave octave supérieure par les deux drones ténors, est bien en fait la note dominante, tout comme le fa dans BWV 540. C'est pourquoi la transcription des partitions écossaise en ré majeur est trompeuse. La tonalité réelle est en la "écossais", un la majeur "modifié", ce que nous creuserons plus loin grâce à l'article de McCoy.

Second parallèle, la mélodie du chanter de la cornemuse ne peut qu'être continue, car l'air venant du sac s'écoule dedans en permanence. Un flot continu. Pas de silences sur les partitions...


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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Jean-Yves Amir le Lun 19 Oct - 12:55

Une explication intéressante en video et en français, par Patrick Molard, sur le piobaireachd, ou le ceol mor plutôt. Very Happy
On retrouve cette histoire d'espace dont nous parlions plus haut.



Et la suite

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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Mar 20 Oct - 14:03




Un détail d'une des partitions de The Lament for Kinlochmoidart. On est donc en plein Piobaireachd mélancolique, et c'est émouvant aussi de le voir écrit :

" />

Neuf notes seulement sur le chanter, ça pourrait paraître simple, mais quelle virtuosité pour intercaler ces petites notes ultra-rapides, que l'on entend bien dans l'enregistrement. Et que serait cette "grande musique" sans ces petites notes, ces grace notes ? J'en ai entouré quelques unes en orange sur la partition.

Source :

https://www.pipesdrums.com/wp-content/docengines/11A4FB5BF5D04B2F8F2118B787526F35.pdf


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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Mar 20 Oct - 17:33


"... Since the reeds of the bagpipe are in constant vibration and the tongue has no control over articulation, pipers use an intricate system of grace notes ans embellishments to repeat pitches and emphasize phrases. Roderick Cannon aptly calls grace notes "extremely short notes interposed between two notes of the melody, so short that they have a negligible effect on the timing". To the non-trained ear, the grace notes sound like clicks or cracking sounds. Cannon wonders wether "cutting" is a more suitable name for the technique : in classical music a "grace note" is an ornamental flourish added to the music; in bagpipe playing the tiny notes are not "ornamental" at all but entirely essential..."

Extrait de l'article de Jill McCoy cité plus haut. Je traduis plus tard, à moins que quelqu'un s'y colle. Smile

Là, sur cette vidéo trouvée par Jean-Yves, on entend et on voit un peu jouer ces grace notes :



Au passage, il ne vous aura pas échappé que Jimmy Mac Intosh joue devant un monument aux morts... Voir plus haut sur les origines lointaines du Piobaireachd
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Mar 20 Oct - 19:12


Sur ce reportage trouvé par Jean-Yves, on entre difficilement dans la contemplation, car on a des extraits musicaux assez brefs, mais on voit très bien les mouvements très rapides des doigts correspondant aux grace notes, sur certaines séquences :

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traduction

Message  slvybdx le Mar 20 Oct - 19:14

Northman a écrit:
[justify]"... Since the reeds of the bagpipe are in constant vibration and the tongue has no control over articulation, pipers use an intricate system of grace notes ans embellishments to repeat pitches and emphasize phrases. Roderick Cannon aptly calls grace notes "extremely short notes interposed between two notes of the melody, so short that they have a negligible effect on the timing". To the non-trained ear, the grace notes sound like clicks or cracking sounds. Cannon wonders wether "cutting" is a more suitable name for the technique : in classical music a "grace note" is an ornamental flourish added to the music; in bagpipe playing the tiny notes are not "ornamental" at all but entirely essential..."

Traduction : ( j'ai bien compris le message qui m'était sans doute adressé ...)
Comme les anches de la cornemuse sont en constante vibration et que la langue n'a aucun contrôle sur l'articulation , les joueurs de cornemuse utilisent un système complexe d'ornementation et d'enrichissement pour répéter les sons et mettre les phrases en valeur .Roderick Cannon appelle très justement ces ornements " de très courtes notes interposées entre deux notes de la mélodie , si courtes qu'elles n'ont qu'un effet négligeable sur la valeur des autres notes." Pour une oreille non entraînée , ces petites notes s'entendent comme des clics ou des craquements. Cannon se demande si le terme "coupures"* ne serait pas plus approprié pour cette technique : en musique classique , l'ornement est une fioriture qui s'ajoute à la musique ; pour les cornemuses jouer les petites notes n'est pas du tout "décoratif" mais complètement essentiel...

*NB cutting signifiant aussi rogner ou cingler.

Je voudrais ajouter que qualifier l'ornementation de fioriture décorative en musique classique ( classique dans quel sens , d'abord ? ) est un peu réducteur. D'une part l'ornementation en musique baroque , notamment au clavecin , est essentielle pour soutenir ou prolonger un son qui par essence ( une corde pincée ) ne dure pas, contrairement à un instrument à vent. D'autre part , ces ornementations ou diminutions , pour tout autre instrument servent à justement mettre en valeur les notes importantes en proposant des détours autour d'une mélodie ou d'une harmonie, qui sont très simples à la base.

Concernant la tonalité des cornemuses , je note que les clarinettes sont également en si bémol alors que d'autres clarinettes plus basses sont en la ...
Mais le "la" par le passé , avait différentes fréquences selon le pays , la région même , le siècle ...Je me demande alors souvent ce que signifie avoir l'oreille absolue !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Diapason

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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Jean-Yves Amir le Mar 20 Oct - 19:20

Bienvenue, Sylvie, sur ce forum!
Merci pour la traduction, et pour tes remarques de musicienne
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Mar 20 Oct - 22:06


slvybdx a écrit: Cannon se demande si le terme "coupures"* ne serait pas  plus approprié pour cette technique : en musique classique , l'ornement  est une fioriture qui s'ajoute à la musique ; pour les cornemuses jouer les petites notes n'est pas du tout "décoratif" mais complètement essentiel...

Je voudrais ajouter que qualifier l'ornementation de fioriture décorative en musique classique ( classique dans quel sens , d'abord ? )  est un peu réducteur. D'une part l'ornementation en musique baroque , notamment au clavecin , est essentielle pour soutenir ou prolonger un son qui par essence ( une corde pincée ) ne dure pas, contrairement à un instrument à vent. D'autre part , ces ornementations ou diminutions , pour tout autre instrument servent à justement mettre en valeur les notes importantes en proposant des détours autour d'une mélodie ou d'une harmonie, qui sont très simples à la base.

Bonsoir Sylvie et merci pour ton excellente traduction. C'en est trop ! On va organiser un voyage pour aller régler certains comptes avec McCoy et Cannon. Tu verras, il y a encore d'autres passages "provocateurs" dans l'article de McCoy. J'avais l'impression d'être à ses yeux un gros lourdaud, un bourrin à l'oreille rétive, simplement parce que j'aimais la cornemuse sans jamais avoir écouté de Piobaireachd. Mais dans l'ensemble on voit qu'il connaît vraiment très bien la cornemuse des Highlands. Donc je continue à creuser son article et à le recouper avec d'autres sources.

Je m'aperçois que si j'aimais tant la cornemuse, c'est peut-être aussi parce que je pressentais inconsciemment d'autres possibilités de l'instrument. McCoy regarde Amazing Grace de haut, mais ça peut être une sorte d'avant-goût pour ceux qui n'ont pas eu accès au Piobaireachd.
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Mer 21 Oct - 12:43


Un cours basique sur les grace notes (l'ornementation) :



Il joue sur un practice chanter, chanter d'exercice, moins puissant en volume sonore, qu'utilisent les débutants pour acquérir la technique des doigts. Il serait intéressant d'entendre une même mélodie de Piobaireachd jouée sans puis avec l'ornementation des grace notes.
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Mer 21 Oct - 17:20

Le site de Patrick Molard :

http://www.patrickmolard.com/

"1. La mémoire d'un monde.

La cornemuse des hautes terres d'Ecosse est un instrument hiératique, le plus connu de la famille des cornemuses. Il porte en lui la mémoire d'un monde. Les matières qui le composent : La peau tannée de l'animal, l'argent, le bois d'ébène, le roseau, l'ivoire, le lin, semblent faire écho aux timbres et aux corps sonores de l'Asie jusqu'aux "régions concrètes de l'espace"; répondant ainsi aux jeux subtils des symboles musicaux de la Chine ancienne.

C'est donc au plus près des matériaux sonores que sont restitué le son qui bouge, les harmoniques des bourdons qui tournent, se déplacent; ce mouvement qui fait partie du jeu et de la beauté du direct."


Ca résonne bien avec plusieurs points soulevés plus haut dans ce sujet...

2. Une forte spiritualité.

Le piobaireachd (Pibroch) ou Ceol Mor (prononcer Kiol Mor) est une forme de musique qui se singularise par l'expression d'un thème musical, "urlar", suivi de variations dont le déroulement obéit à une construction préétablie. Elle est enseignée oralement (Canntaireachd) par un maître qui transmet la mélodie par une suite de vocables, les voyelles représentant les notes et les consonnes les ornementations.

Véritables chefs d'oeuvre d'écriture musicale, les pièces qui depuis plusieurs siècles composent le répertoire musical du Ceol Mor semblent suspendues dans le temps et n'être attachées à aucun peuple particulier. Par ailleurs, il est vraiment miraculeux qu'à travers les péripéties de l'histoire cette musique ait réussi à parvenir jusqu'à nous dans l'ère moderne. Sa forte spiritualité, renforcée et nourrie par la mystique des faits et légendes gaéliques qui l'entourent, a sans aucun doute permis cet exploit."



Je souligne le caractère préétabli de la construction des variations qui suivent le thème musical urlar.

3. Un art méconnu à transmettre.

Patrick Molard est, depuis plus de quarante ans, l'un des dépositaires de cette musique en Bretagne. Elève des prestigieux Robert U. Brown et Robert B. Nicol, sonneurs de la reine Elisabeth au château de Balmoral,il contribue par ses concerts et son enseignement à la diffusion de cet art méconnu du grand public.

Son premier disque entièrement consacré à cette musique est sorti en 1993, "Piobaireachd, Gwerz Pladenn" (Coop Breizh) et le second intitulé "The waking of the bridgegroom" a été publié en mars 2008 (procuction MacMeanmna Records, île de Skye, Ecosse)


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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Mer 21 Oct - 23:05

Lament for Patrick Og MacCrimmon.

Bien qu'écouter cela sur un ordinateur soit un peu comme respirer de l'air marin en boîte de conserve, on perçoit bien ces sons "tournants", "qui doivent bouger, qui doivent planer", évoqués par Patrick Molard :




The Dark Island.

Il ne s'agit pas de piobaireachd, mais c'est beau :



J'ai été frappé en particulier par les notes glissées et les vibratos. The Dark Island a été composée en 1963 pour un thriller de la BBC.

http://cornemusique.free.fr/ukdarkisland.php

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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Jeu 22 Oct - 9:31


Le son de la grande cornemuse des hautes terres d'Ecosse : suite de l'exploration :

"... in  a larger sense, the music of the bagpipe is defined by its unique polyphonism, and the indissoluble bond of the chanter and the drones. The chanter and drones are mutually dependent; the pipers's job is to facilitate their relationship. Il is a case of the sum being greater than the parts - a drone heard alone is hardly impressive, and most chanters played alone don't sound like much either (Seeler). But put them together, though, and revel in brazen musical interplay."

Jill McCoy, article de fond cité plus haut dans le sujet.

Sylvie, je te laisse traduire su tu veux. Ou j'essaie un premier jet et tu rectifies si besoin :

"... dans un sens plus large, la musique de cornemuse est définie par son polyphonisme unique, et le lien indissoluble entre le chanter et les bourdons. Le chanter et les bourdons sont mutuellement dépendants; le travail du sonneur est de faciliter leur relation. C'est un des cas où l'ensemble est plus grand que la simple somme des parties - un bourdon entendu seul est à peine remarquable, et la plupart des chanters joués seuls ne le sont pas beaucoup plus (Seeler). Mais pourtant, mettez les ensemble et c'est une délectation d'interaction musicale." j'ai du mal à traduire "brazen" dans ce contexte.


Et voici ce que dit Patrick Molard dans le reportage de Cancale, vu plus haut :

" Le Pibroch est un peu un "prétexte" pour sublimer les harmoniques extraordinaires qui se produisent entre les bourdons et le chanter. Il y a un échange d'harmoniques qui fait que l'instrument, quand il est bien accordé, est d'une perfection inouïe..."


Donc ça nous amène à des réflexions sur la réflexion... il faut creuser la question de la réflexion des ondes sonores du chanter sur le sol, et de l'orientation de l'axe du chanter par les pipers, et en particulier dans le piobaireachd, où la perfection sonore est recherchée... En effet, vu la configuration de l'instrument, comment les ondes sonores émises par les drones et celles émises par le chanter peuvent elles se rencontrer au mieux pour interagir musicalement ? Ca va peut être nous donner un éclairage nouveau sur les plateformes...


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Dernière édition par Northman le Sam 24 Oct - 12:57, édité 2 fois
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Jeu 22 Oct - 9:51

Réflexion des ondes sonores :

"Pour des matériaux solides comme le bois et le métal placés dans l'air, une grande partie de l'onde est réfléchie, environ 99 %, tandis que le faible pourcentage restant est absorbé et transmis dans le matériau. Pour des matériaux poreux comme diverses mousses et éponges, on assiste à une plus grande absorption, et donc, indirectement, à une plus faible réflexion, puisque l'onde sonore perd de l'énergie à cause de la force de frottement favorisée par la surface poreuse. D'une manière générale, plus un matériau est dense, même s'il est poreux, plus il contribue à augmenter la réflexion de l'onde sonore."

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9flexion_acoustique

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La qualité du "miroir" doit être très importante pour ces chercheurs de perfection sonore... L'herbe, pas terrible...

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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Jeu 22 Oct - 11:06


Un petit intermède : Pas vraiment méditatif, pas vraiment de la Ceol Mor, plutôt du "brazen" d'enfer:

https://www.facebook.com/ernestochavanaoficial/videos/1144055465611726/

On le savait, certains drones peuvent être dangereux...
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Jeu 22 Oct - 17:52


Mon temps étant très pris ailleurs, je vais devoir décrocher quelques jours. Simplement je voulais dire combien il est enrichissant de faire ainsi une exploration "en direct", à plusieurs, sur un sujet qui nous est cher. Je commence à mieux comprendre pourquoi j'étais fasciné par la grande cornemuse écossaise, et nos recherches et découvertes ne sont pas terminées... En conséquence de tout cela, j'aime encore plus cet instrument.

Et puis le sujet est riche : Il nous fait explorer un autre pays, une autre culture, sa musique, et exercer notre anglais ! Il me replonge aussi dans le solfège, que je n'avais pas utilisé depuis des lustres.

J'aime cette notion de sujet exploratoire.

Bon vent à tous. Northman.
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  alainD le Jeu 22 Oct - 20:56

oui bravo pour ces études!
je ne comprends pas tout, ce que j'ai compris le mieux c'est le diablo qui pête le feu, c'est dire ma finesse musicale.

menfin plus sérieusement je peux dire que j'ai beaucoup appris.


Ceci dit j'ai eu un gentil musicien à la maison,récemment, venu pour que je fasse une affiche.
(Pour un bal trad non scottish)

J'en ai profité pour faire ceci
( à mettre en non HD si c'est lourd à loader)

cornemuse from Alain Dumenieu on Vimeo.



le vent dans mon jardin, c'est mon trip réaliste ahah
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Re: Scottish story 2 : Cornemuses de tous les pays...

Message  Northman le Sam 24 Oct - 12:56

Tiens, avant de partir pour quelques jours, j'ai retrouvé ce Guide du Routard Ecosse 2003. Sa couverture véhicule une image de la cornemuse qui ne fait pas particulièrement penser au Piobaireachd :

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