La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

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La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Northman le Mar 14 Mar - 10:40

Comme souvent, ce sujet est né d'une discussion entamée dans un autre qui portait sur le peintre Andrew Wyeth. D'une façon plus générale, il s'agit de savoir si la connaissance de la vie d'un artiste peut réellement apporter quelque chose à la compréhension de son oeuvre. Dans quels cas cette idée est-elle valide? Dans quels cas ne l'est-elle pas? Les réponses à ces questions varient-elles selon les époques ou les domaines artistiques concernés?

Pour démarrer, nous avons reconstitué ici le début de cette discussion:


Je déplace ici un échange avec Jean-Yves commencé ici dans le sujet sur la biographie des Kuerner :

Jean-Yves Amir a écrit:
Northman a écrit: Qui s'y colle ?  Smile

Je dois te dire, Northman, que j'ai toujours été réticent vis à vis de l'approche biographique des artistes.

Peut-être ai je tort? C'est drôle, car avec Alain nous avions déjà eu ce débat: il disait que la vie des artistes l'intéressait presque plus que les oeuvres, alors que pour moi c'est l'inverse.

Pourquoi?
Parce que je pense qu'une oeuvre d'art ne nous offre que ce qu'elle a à offrir, ni plus ni moins. Si l'artiste a fait le choix de ne pas nous en montrer ni nous en raconter davantage, nous devons respecter ce choix.

L'oeuvre d'un artiste, au sens global, est un monde. Sa construction peut être infléchie par sa vie, certes, mais elle est indépendante d'elle, elle a ses propres lois, ses propres mouvements, sa propre organisation, qui se développent bien souvent malgré les contraintes de la vie, en dehors d'elles et parfois même contre elles.

Il y a pas mal d'artistes dont on ne sait pratiquement rien - Vermeer, Shakespeare... - et cela n'empêche pas leur oeuvre d'exister avec une intensité extraordinaire. On les comprend, on les ressent indépendamment du contexte de leur vécu. Cela me parait évident lorsqu'il s'agit d'arts plus "abstraits" comme la musique ou l'architecture. A-t-on besoin de connaître le détail de la vie de Palladio, de Ledoux ou de Wright pour apprécier leur architecture? A-t-on besoin de connaître le détail de la vie de Bach, de Couperin ou de Varèse pour apprécier leur musique?  

Pour ce qui concerne Wyeth, au tout début du sujet, je pensais pouvoir me dispenser de parler des relations du peintre avec Christina et de son handicap. Je me suis rendu compte assez vite que c'était impossible d'aller plus loin sans en dire quelques mots. Et pourtant cela m'a gêné, parce que la beauté du tableau Christina's world repose justement sur le fait que le spectateur ne voit pas ce handicap, car le peintre ne le montre pas explicitement. Ce que j'écris peut sembler contradictoire, mais cette contradiction tient justement à l'art de Wyeth: il plonge ses racines dans l'observation de son quotidien mais se garde bien d'en dévoiler les rouages, les relations. Il préserve ses secrets. Aller fouiller dans sa biographie me donne le sentiment d'aller contre sa propre pudeur.

J'ai ressenti la même gêne lors de mon investigation sur Tu m'. Duchamp a volontairement créé cette oeuvre en prenant soin de n'en donner aucune explication. En fouillant dans sa vie pour tenter de la comprendre, j'ai eu parfois un sentiment d'indiscrétion qui me poussait à cesser mes recherches.

En allant fouiller dans la vie de Wyeth pour comprendre ses relations avec son père - ou avec son fils Jamie, lui aussi peintre... - je craindrais de commettre le même genre d'indiscrétion. Cela permettrait sans doute de mieux connaître l'homme, mais comprendrions nous mieux sa peinture pour autant?

Je ressens le même trouble vis à vis de ses relations avec Helga. Je trouve absolument magnifiques les nus qu'il a peints avec elle, mais je ne souhaite pas en savoir plus sur leurs relations : les peintures disent ce qu'elles ont à dire, et c'est tout.  Very Happy

Faut-il le préciser, ce que je dis là n'enlève rien à la qualité de tes recherches sur les Kuerner et à leur intérêt. J'essaie juste d'expliquer mes réticences vis à vis des biographies d'artistes.

Vois-tu ce que je veux dire, Northman?


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Approche biographique, contextualisation, suite

Message  Northman le Mar 14 Mar - 10:42



Jean-Yves a écrit:Et je pense avoir compris que Wyeth lui-même n'appréciait pas la chasse ni les armes à feu... Sur quelles bases pouvaient s'établir leurs relations?

Si l'on a pas d'éléments biographiques sur Andrew Wyeth, il est clairement impossible de répondre à cette question.

Jean-Yves a écrit:En allant fouiller dans la vie de Wyeth pour comprendre ses relations avec son père - ou avec son fils Jamie, lui aussi peintre... - je craindrais de commettre le même genre d'indiscrétion. Et cela permettrait sans doute de mieux connaître l'homme, mais comprendrions nous mieux sa peinture pour autant?

Pourquoi s'intéresser à une biographie serait forcément "fouiller" ou commettre des indiscrétions ? Il y a plusieurs façons possibles de le faire. Une biographie peut être respectueuse de la personne étudiée.

Jean-Yves a écrit:Il y a pas mal d'artistes dont on ne sait pratiquement rien de leur biographie - Vermeer, Shakespeare... - et cela n'empêche pas leur oeuvre d'exister avec une intensité extraordinaire. On les comprend, on les ressent indépendamment du contexte de leur vécu.

Depuis que j'ai lu "Will in the World" de Stepen Greenblatt ( "Will le magnifique" en français), j'ai une compréhension encore plus profonde de l'oeuvre de Shakespeare. Cette biographie et la contextualisation de l'oeuvre ne nuisent pas à l'oeuvre, bien au contraire. Elles la rendent encore plus vivante. Stephen Greenblatt est un des meilleurs spécialistes de Shakespeare et je te conseille de le lire. On peut bien-sûr ressentir une oeuvre indépendamment de son contexte, mais la contextualisation lui donne encore plus de relief.

Aurait on compris le titre et le fond de Groundhog Day sans aucune contextualisation du tableau ? Impossible. Tout le travail effectué donne encore plus de relief au tableau, sans le dénaturer, au contraire. Et les recherches sur les Kuerner ont été faites sans aucun jugement sur les personnes, à partir d'informations recoupées légalement accessibles aux anglophones. Mon regard sur ce tableau s'est complètement enrichi suite à ce travail de contextualisation : Il nous raconte une histoire que l'image seule ne permet pas de comprendre.

Pourquoi ne pas aborder la biographie d'Andrew Wyeth avec la même éthique, d'autant plus que bien d'autres l'ont fait avant nous, en anglais ?

Aucune production artistique ne peut être indépendante de son auteur, de sa vie et de son contexte historique, une forme de loi de la relativité en quelque sorte, assortie de la découverte de l'inconscient au début du XXe siècle. Si mieux connaître l'auteur et le contexte permettent de mieux comprendre l'oeuvre et de mieux l'apprécier, pourquoi s'en priver ? Sans pour autant automatiquement franchir les bornes de l'impudeur ou de l'irrespect.

Jean-Yves a écrit:C'est drôle, car avec Alain nous avions déjà eu ce débat: il disait que la vie des artistes l'intéressait presque plus que les oeuvres, alors que pour moi c'est l'inverse.

Il y a certainement une juste position intermédiaire, dont le curseur est à régler intelligemment en fonction de chaque cas particulier. L'abord sera forcément différent selon le domaine artistique, et au sein d'un même domaine, selon l'artiste, et au sein de son oeuvre, selon la pièce choisie. En ce qui concerne Wyeth j'ai eu parfois la désagréable impression que nous "zappions" trop vite, en passant à un autre tableau, sans être allés jusqu'au bout de nos possibilités sur le tableau en cours, par manque de contextualisation.

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Re: La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Northman le Mer 15 Mar - 13:37



Jean-Yves, je te propose l'expérience suivante : Je lance un sujet de recherche biographique sur Andrew Wyeth, orienté sur ses racines, l'enfance et le père, dans le même état d'esprit que ce que j'ai fait sur les Kuerner. Puis l'on voit si cela apporte plus de relief à certaines des oeuvres que nous avons déjà étudiées, si cela peut enrichir notre regard sur elles, tout comme la recherche sur les Kuerner nous a permis d'approfondir Grounhog Day. Tu serais d'accord ?
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Re: La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Jean-Yves Amir le Mer 15 Mar - 15:04

Northman a écrit: Tu serais d'accord ?
Bien sûr Northman. Et je participerai autant que possible à ta recherche biographique.

Cela fait quelques jours que je réfléchis à cette question, que j'essaie de clarifier mes réticences et mes propres contradictions sur le recours à l'explication biographique.
C'est une question de fond dont les réponses varient selon les oeuvres, les arts et les artistes...
Mon avis n'est pas tranché, on peut certainement trouver des arguments qui vont dans un sens, ou dans l'autre. Ce pourrait être une belle discussion, à avancer petit à petit, typiquement mosaïque.
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Re: La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Northman le Mer 15 Mar - 18:40



Afin d'alimenter la réflexion, voici une bonne entrée en matière avec la quatrième de couverture de Will le Magnifique de Stephen Greenblatt, ouvrage majeur sur Shakespeare cité plus haut :




Si vous arrivez bien à lire je maintiens en petit format afin de ne pas trop envahir le déroulé vertical du sujet.

En français : ISBN 978-2-0813-2988-1, Flammarion ,2014. Original en anglais : ISBN 0-393-32737-X pbk W.W. Norton & Company, New York 2004.

Question biographie et contextualisation, je ne me moque pas de vous : C'est du haut de gamme...  Smile

Jean-Yves, je préciserais le titre du sujet ainsi : "La question de l'approche biographique et contextuelle des oeuvres, de l'art et des artistes."

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Re: La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Jean-Yves Amir le Dim 19 Mar - 17:40

Northman a écrit:
Aucune production artistique ne peut être indépendante de son auteur, de sa vie et de son contexte historique, une forme de loi de la relativité en quelque sorte, assortie de la découverte de l'inconscient au début du XXe siècle. Si mieux connaître l'auteur et le contexte permettent de mieux comprendre l'oeuvre et de mieux l'apprécier, pourquoi s'en priver ?

Cette discussion va sans doute être assez drôle car au départ j'ai le sentiment de jouer à contre emploi. Bien sûr qu'il y a des relations entre la vie d'un artiste, son contexte socio-historique, et sa production artistique. Il serait absurde de le nier. Il reste pourtant que ce genre d'explication me gêne souvent, je vais essayer d'expliquer en quoi (sans intention polémique bien entendu).

De façon caricaturale, je dirais que mon ennemi, c'est l'audioguide! affraid
Je suis toujours agacé lorsque je vois des gens se promener dans un musée un audioguide à la main, un casque sur les oreilles :

"N°37 Van Gogh, Autoportrait à l'oreille bandée, 1889, huile sur toile"... "Le 23 décembre 1888, à la suite d'une dispute plus violente que les autres avec Gauguin, Van Gogh est retrouvé dans son lit avec l'oreille gauche tranchée. Plusieurs théories tentent d'expliquer l'incident. La thèse classique, soutenue par le musée Van Gogh d'Amsterdam d'après le témoignage de Gauguin, explique que Van Gogh menace d'un rasoir Gauguin qui s'enfuit, laissant Van Gogh seul. Dans un accès de délire, celui-ci retourne le rasoir contre lui-même et se coupe l'oreille avant d'aller l'offrir à une employée du bordel voisin "... "N°38..." Le spectateur, satisfait de l'explication, passe alors au tableau suivant.
J'exagère à peine, ça se passe souvent comme ça, et je trouve cela épouvantable car ce malheureux visiteur n'a rien vu du tableau de Van Gogh, celui-ci a été aussitôt recouvert d'une explication biographique qui ne dit en fait rien.

C'est pour cette même raison, je crois, que je n'aime pas le film de Pialat "Van Gogh".
Bien sûr, Dutronc est très bien, et ce petit monde bien sympathique, mais quel rapport avec Van Gogh? Ce type, le peintre, pour parvenir à l'immense production de ses dernières années, devait passer tout son temps et toute son énergie à peindre, et certainement très peu à parler de la pluie et du beau temps.
Or, dans le film, c'est l'inverse : on ne le voit peindre que dans une seule scène. Mais cette unique scène consacrée à sa peinture n'est pas juste. La peinture étalée grassement au couteau par Dutronc (ou la main de Pialat, parait-il) n'a rien à voir avec la technique de Van Gogh, lui qui peignait par touches soigneusement ordonnées, à la brosse.



Alors voilà, ça m'énerve, ce film biographique des derniers mois de la vie de Van Gogh a fabriqué pour des années et pour des milliers de spectateurs, une fausse image du peintre! Pire encore, il donne une fausse image de sa peinture!

Pôv Van Gogh!


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Re: La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Jean-Yves Amir le Dim 19 Mar - 18:39

Autre exemple : Mondrian (1872 - 1944)

Je résume rapidement : Mondrian est un des peintres fondateurs de l'abstraction. Après des années de recherches (grosso modo 1910-1920) influencées par le cubisme puis dégagées de celui-ci, il met au point son langage pictural qu'il appelle "néoplasticisme". Ce langage est fondé sur la seule utilisation des lignes verticales et des lignes horizontales noires, et des aplats de couleurs primaires, rouge jaune et bleu, du blanc et du gris. Pendant 20 ans (grosso modo 1920-1940) - soit entre ses 48ème et 68ème années - il ne peint qu'à partir de ce système rigoureux.

MONDRIAN 1921 COMPOSITION AVEC ROUGE JAUNE BLEU


MONDRIAN 1929 FOX TROT


MONDRIAN 1932 COMPOSITION AVEC DOUBLE LIGNE ET JAUNE


MONDRIAN 1936 COMPOSITION EN ROUGE ET BLANC


MONDRIAN 1939 42 COMPOSITION N°10


Il y a quelque chose d'un peu dérisoire à aligner ici ces compositions de Mondrian sur un petit écran d'ordinateur. Ces reproductions ne rendent évidemment pas compte de l'effet fort, rythmique, souvent infiniment subtil des oeuvres réelles...

Bref, pour revenir au sujet, on se doute qu'un tel système pictural ne laisse aucune place au "biographique". Si on prend en compte les années de recherche, de mise au point du système, on peut dire qu'entre ses 40 ans et ses 70 ans, Mondrian ne laisse rien transparaître de sa vie dans son art.


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Re: La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Jean-Yves Amir le Mar 21 Mar - 16:48

Et puis tout à coup, en 1940, un changement se produit à la fois dans la vie et dans l'oeuvre de Mondrian. L'approche biographique semble fonctionner. Voici ce que vous dira l'audioguide :
En 1938 il se réfugie à Londres, puis en 1940, suite aux bombardements de Londres s'embarque, en octobre, pour New York. Il y trouve une ville en correspondance avec ses tableaux, ne serait-ce que par son plan, mais aussi par son rythme. Depuis longtemps passionné par le jazz, il adopte avec enthousiasme le boogie-woogie et réalise plusieurs chefs-d’œuvre : Broadway Boogie-Woogie, New York City, et enfin Victory Boogie Woogie qui resta inachevé à sa mort. Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Piet_Mondrian

Effectivement, en apparence, l'art de Mondrian change suite à son emménagement à New-York.

Mais en apparence seulement...
Car en revisitant le Gemeentemuseum de La Haye l'an dernier, j'ai pu voir Victory Boogie-Woogie et faire quelques photos de détails (ci-dessous). C'est émouvant : l'oeuvre étant inachevée, il y a encore plein de bouts de scotch qui montrent l'infini travail de réglage et de retouche auquel le peintre se livrait pour parvenir à l'équilibre rythmique qu'il recherchait.

MONDRIAN 1942-44 VICTORY BOOGIE-WOOGIE


MONDRIAN 1942-44 VICTORY BOOGIE-WOOGIE détail


MONDRIAN 1942-44 VICTORY BOOGIE-WOOGIE détail


MONDRIAN 1908 MOULIN AU SOLEIL détail


MONDRIAN 1908 MOULIN AU SOLEIL détail


J'en arrive enfin à ce que je voulais dire  Very Happy
Ci-dessus, ce sont des vues de détail de "Moulin au soleil" peint en Hollande 35 ans auparavant! Et bien on y voit exactement la même recherche rythmique, la même structure orthogonale, le même jeu de touches rectangulaires en bleu jaune rouge! La cohérence interne, profonde, de l'oeuvre de Mondrian est plus forte que les péripéties de sa vie, qu'il soit à Amsterdam, à Paris ou à New-York, en 1908 ou en 1944.

MONDRIAN 1908 MOULIN AU SOLEIL


L'étude suivante http://www.pietmondrian.info/mondrian-at-a-glance/vbw-eng.pdf montre d'ailleurs très bien comment l'évolution qui mène à Victory Boogie-Woogie s'est faite progressivement et que tous les ingrédients sont en place avant le voyage à New-York.


Dernière édition par Jean-Yves Amir le Dim 16 Avr - 18:02, édité 6 fois
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Re: La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Jean-Yves Amir le Mar 28 Mar - 18:58

Autre exemple de mise à distance du biographique, celui de François Morellet (1926 - 2016).
J'aime bien son humour et sa façon ironique et décapante de parler art : pour lui, c'est un parti pris affirmé, la création artistique est un processus interne qui n'a rien à voir avec les événements de la vie.

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Re: La question de l'approche biographique des oeuvres, de l'art et des artistes.

Message  Jean-Yves Amir le Dim 16 Avr - 19:45

Juste un mot pour signaler que j'ai un peu complété les messages précédents que j'avais laissé en attente ces derniers temps. C'est un sujet pas facile, je trouve... pale
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